De fer et de feu

Exposition
Une exposition, basée sur des recherches du Pr Luc Courtois et son équipe, retrace l'épopée méconnue des forgerons wallons en Suède.
Au 17e siècle, poussé par des volontés de développement international, l'industriel liégeois Louis De Geer décida d'investir les terres suédoises et d'y développer le savoir-faire métallurgiste wallon. Pour ce faire, il organisa un transfert de main d'oeuvre (2000 hommes environs), moyen le plus efficace de l'époque pour assurer la transmission de technologies. Les forgerons wallons s’installèrent dans de vastes complexes de forges (Leufsta, Forsmark,Gimo, etc.), où, relativement isolés des autochtones, fiers de leur origine et, surtout, jaloux de leur technologie, ils cherchèrent à conserver, au moins pour une part, leur identité «wallonne». Leur savoir-faire, et leur présence en Suède vont persister par-delà les siècles, les Suédois utilisant encore les techniques au début du 20e siècle. De cette présence ouvrière, la Suède garde non seulement de nombreux vestiges, mais aussi une certaine reconnaissance.
L'exposition est présentée à Marchienne-au-Pont, en marge d'un colloque interuniversitaire intitulé "Charleroi, une ville en quête de ses racines industrielles", organisé le 17 mai dernier, dans le cadre du projet "MAI'tallurgie". Elle se base sur des recherches menées, dans le cadre de programmes européens, au sein du Département d'histoire de l'UCL. Montée une première fois au Parlement wallon à l'occasion des vingt ans de la Fondation wallonne, cette exposition didactique représente une occasion pour le grand public de prendre connaissance de cette histoire glorieuse de l'industrie wallonne, reconnue à l'étranger pour son savoir-faire et ses développements technologiques.
A voir, jusqu'au 15 juin, dans les locaux de la bibliothèque communale Marguerite Yourcenar, Place Albert Ier à 6030 Marchienne-au-Pont. (J.Cl.)
| 2/06/2008 |