Encore une innovation à St-Luc

anévrisme aortique avec prothèse
Les Cliniques Saint-Luc proposent une alternative pour les patients souffrant d’anévrisme aortique s'étendant aux artères viscérales. Plus question d’ouvrir systématiquement l’abdomen…
Quelques semaines après avoir implanté à des patients de 89 et 90 ans une valve aortique artificielle via l’artère fémorale –une première en Belgique francophone-, les chirurgiens des Cliniques universitaires Saint-Luc viennent d’appliquer une technique non invasive pour le traitement de l’anévrisme aortique complexe.
Dilatation anormale de la paroi de l’aorte, cet anévrisme fait l’objet, à l’heure actuelle, de deux types d’intervention: le traitement chirurgical qui nécessite une incision au niveau de l’abdomen ou du thorax ou le traitement endovasculaire, moins invasif, qui consiste à introduire une prothèse dans l’aorte par l’intérieur des vaisseaux. Cette dernière technique n’était cependant pas possible pour les anévrismes complexes (s’étendant aux artères rénales et digestives). L’obstacle est à présent surmonté : il est possible de réaliser sur mesure des endoprothèses (illustration) comportant des orifices ou des branches latérales permettant –une fois mises en place– de continuer à irriguer les vaisseaux partant de l’anévrisme aortique tout en excluant celui-ci de la circulation sanguine. (J.F.Dt)
| 19/02/2008 |