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Gérald Dederen
L’arbre est au cœur de cette démarche hautement imaginative, qui ne s’écarte de la nature que pour mieux la retrouver. La pratique du bois inlassablement reconduite a poussé l’artiste à s’éloigner de toute suggestion simpliste pour se mettre à l’écoute des indications les plus enfouies sous l’écorce. De cette connaissance, il a tiré une syntaxe de formes très personnelle, allant jusqu'à flirter, parfois, avec un certain minimalisme, un certain conceptualisme, sans se départir de cette intelligence du matériau et de cette sensualité qui restent ses qualités majeures.Ici, des disques de bois plus ou moins épais, diversement entaillés et empilés de guingois façonnent une colonne dynamique tout en mouvements dissociés qui bouge littéralement sous les yeux. Elle marque fortement l’espace, lui imprime une allégresse, un humour tout à fait séduisants bien que dénués de complaisance.La sculpture est si dense, si concrète et en même temps si subtilement en porte-à-faux avec le paysage qu’elle le fait basculer. La plus haute fantaisie est le fait de la nature elle-même. Encore faut-il lui donner l’occasion de se manifester.
Gérald Dederen, Verviers (B), 1957 Professeur de sculpture à l’Académie de Watermael-Boitsfort
Collections publiques : Belgique : Musée d'Ixelles, Bruxelles, Ministère de la Communauté Française, Université de Mons, Générale de Banque, Bruxelles, Hôpital Vincent Van Gogh, Marchienne-au-Pont, Rossignol, Jardin de Sculptures, UCL, Bruxelles, Espace Senghor, Bruxelles, Banque Nationale de Belgique, Musée en plein air du Sart Tilman Collections privées : Belgique, France, Allemagne, Etats-Unis, Suisse En 2008, La Poste a édité trois timbres "tourisme" :
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