Présentation

     

Pourquoi faire interagir trois perspectives ?

 

3disciplines

 

 

  • Une approche de droit étatique : quelle justice, quels droits et quels devoirs, pour et envers les citoyens qui vivent des convictions religieuses (ou philosophiques) différentes ? Quels équilibres entre prise en compte de la diversité et contraintes de neutralité ? Quelle spécificité reconnaître (ou non) aux questions religieuses et convictionnelles par rapport à d'autres réalités sociales ?   Comment réguler les traits nouveaux des formes de vie religieuses, moins institutionnalisées que par le passé, mais non pas purement individuelles pour autant ?  Comment repenser l'articulation d'un traitement collectif du fait religieux (reconnaissance, financement, éducation, assistance spirituelle), à son approche individuelle (droit au secret des convictions, vie privée, non-discrimination, exceptions de conscience, éthiques particulières) ? Les mutations profondes du questionnement sur le religieux appellent une reprise de la réflexion juridique.
 
  • Une approche des normativités religieuses pour contextualiser les questions de justice en matière religieuse : quelles ressources mobiliser au sein des traditions  normatives de chaque confession ou de chaque croyance ?  Le droit canonique, les droits religieux, leurs évolutions institutionnelles comme leurs adaptations individuelles, sont des lieux d'expérience aussi bien pour leur sphère propre que pour la société globale.

  • Une approche interdisciplinaire pour une analyse critique des effets de la régulation du fait religieux :  les rapports variables selon les lieux entre croyances en expansion, et croyances en régression, la réduction ou non du religieux à une pure donnée culturelle, rituelle, voire foklorique ou irrationnelle, les tensions entre ethnicisation et ethicisation du religieux : les questions sont nombreuses qui appellent de nouvelles investigations en sciences des religions et y puiser en retour une capacité d’innovation réfléchie dans la gouvernance publique ou privée du fait religieux.

  • Une approche intégrée, efficiente et critique des thèmes du dialogue interculturel et interreligieux, de la médiation et du management intercultuels : quelle démocratie participative envers le religieux ? Thèmes qui se présentent comme des modalités alternatives aux processus classiques de régulation juridique.
 
   

 

Pourquoi à l'UCL ?

  • Les recherches en matière religieuse bénéficie d'une très longue tradition à l’UCL, dans les diverses disciplines des sciences humaines et sociales. L'UCL constitue un lieu unique où se réalise une interaction quotidienne et intense des diverses sciences des religions, à partir de leur ancrage disciplinaire propre. 
  • L'ensemble de ces ressources sont aujourd'hui stimulées par les atouts spécifiques d’une perspective plurisdisciplinaire explicitement consacrées aux sciences des religions.
  • En matière d’enseignement, cette approche se déploie notamment dans un master pluridisplinaire et interfacultaire en sciences des religions, où la Chaire est en charge de la filière "Droit & Religion". C'est par cette interdisciplinarité originale que l'UCL et la Chaire en droit des religions occupent une position spécifique dans les programmes européens.
  • La Chaire de droit des religions est soutenue par un important mécénat, à travers la Fondation Louvain et la Fondation Sedes Sapientiae.

 

 

     

 

Quatre représentations récentes de la régulation de la diversité religieuse : le casse-tête, le jeu, la circularité, la roulette-russe...

 

| 28/06/2011 |