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Plongée en hydraulique
Venue aux études d’ingénieur un peu par hasard – elle avait réussi l’examen d’entrée - l’idée de « dépolluer les rivières » a toujours tenu au cœur de Sandra Soarès.
Elle a choisi le génie civil pour son impact sur la société puis, peu à peu, les cours d’eau ont refait surface et cette attirance l’a convaincue de choisir l’hydraulique (actualité du 23/11/07). « Les ruptures de barrages sont l’expérimentation la plus marquante mais c’est aussi la plus facile à réaliser en laboratoire. C’est très rapide, très visuel » explique-t-elle en soulignant qu’avec les changements climatiques, la question devient d’actualité et que cet aspect la passionne. Fraîchement nommée chercheur qualifiée FRNS, ce qui la réjouit, Sandra Soares Frazão a accru à elle seule de 30% le staff féminin en Faculté des sciences appliquées (si l’on comptabilise académiques et chercheurs qualifiés). Les femmes ne sont pas nombreuses en hydraulique même si étudiantes et doctorantes sont bien présentes. « Cela se corse lorsqu’il s’agit de faire un séjour de longue durée à l’étranger. C’est ce qui a été le plus difficile pour moi : prouver que des contacts internationaux fréquents mais plus courts pouvaient être tout aussi enrichissants. » Polyglotte – sa mère est allemande, son père portugais et elle parle six langues – Sandra Soares a fait de son goût pour l’international une seconde nature. Lorsque l’hydraulique ne l’accapare pas, elle se plonge volontiers dans des romans, de préférence historiques. (D.H.)
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23/11/2007
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