Le job étudiant, une bonne école de la vie

Virginie, étudiante, travaille pour financer son kot
Virginie entame ses licences en sciences de la famille et de la sexualité à Louvain-La-Neuve. Elle ajoute à son programme un job d’étudiant qui lui demande parfois certains sacrifices.
Comment expliques-tu ton choix pour l’UCL ?
J’ai choisi l’UCL pour plusieurs raisons. D’abord je voulais suivre mes amis et mon copain de l’époque. Ensuite, la ville de Louvain-la-Neuve, m’attirait beaucoup. Le fait que le site soit piéton, rempli d’une majorité d’étudiants et avec une vraie ambiance universitaire me plaisait. Ca me faisait penser aux campus américains. Mon choix s’est donc porté d’avantage sur la ville de Louvain-la-Neuve que sur l’université elle-même.

Quelles sont les raisons qui t’ont poussée à chercher un job d’étudiant ?
La seule raison qui me motivait était le besoin d’argent. Mes parents n’étaient pas d’accord de me payer mon kot cette année car mes cours n’occupent que deux jours sur la semaine. Ils considéraient donc qu’il ne me serait pas trop compliqué de revenir à la maison. J’ai vu les choses autrement, et j’ai donc décidé de financer mon kot moi-même. 

Tu travailles à la DUC, peux-tu nous décrire cet organisme ?
Il s’agit d’un service cours né il y a 20 ans à l’initiative des cercles étudiants et de l’AGL (Assemblée générale des étudiants). Elle a pour objectif principal de regrouper la majorité des supports pédagogiques diffusés et d’en assurer une reproduction de qualité et une diffusion régulière et stable . Les responsables étudiants des différents cercles constituant la DUC font toujours partie du pouvoir décisionnel, il y a donc un contrôle étudiant sur toutes les décisions prises au sein de la DUC.

As-tu éprouvé des difficultés à trouver ton job ?
Non. L’organisation, la DUC, où je travaille a été créée par les cercles. Ils cherchaient un représentant par cercle pour y travailler, et comme c’était mon cas, ça a été très facile. J’ai trouvé mon job grâce au bouche-à-oreille.

Y a-t-il un service prévu, à Louvain-La-Neuve, pour aider les étudiants à trouver un job ?
Oui. Il existe le « Point de repère ». C’est un organisme qui t’aide à trouver un job qui te convient. Tu dois remplir une fiche avec tes coordonnées, tes intérêts et tes disponibilités, et on te contacte quand un job correspondant à ton profil se libère. C’est un service UCL et donc destiné uniquement aux étudiants de l’UCL.

Quels sont tes horaires ?
Mes horaires changent souvent en cours d’année. En septembre, on se réunissait le lundi matin pour établir les horaires. Chacun essayait de se mettre là où ça lui convenait.  Une fois les périodes plus calmes arrivées, notre responsable a établi une grille avec des horaires plus ou moins fixes en fonction des disponibilités de chacun.

Comment concilies-tu ton job et tes études ?
Cela ne me pose pas de véritables problèmes. Pour l’instant, j’arrive très bien à coordonner les deux. J’assiste à tous mes cours, et je fais mon job comme il faut. J’ai réussi à me faire un bon planning. En début d’année par contre, travailler à la DUC, demande plus de sacrifices. J’ai du manquer beaucoup de cours. Mais je me suis arrangée sans difficulté pour me mettre en ordre quotidiennement. J’ai des amis qui vont aux cours et qui prennent des notes. Je les leurs empruntais et je me mettais à jour. Pour mes travaux de groupe, on essaye de se fixer rendez-vous en fonction de mes horaires.

Cherchais-tu obligatoirement un job se déroulant la journée ?
J’aime bien le système de la journée. Quand je rentre, je peux bosser ou aller prendre un verre. C’est agréable d’avoir sa soirée de libre pour pouvoir souffler un peu. Je ne crois pas que j’aurais tenu toute l’année si mon job se déroulait le soir. J’ai eu cette expérience, dans un restaurant, il y a 3 ans, et c’était trop fatiguant.

As-tu encore du temps pour tes loisirs ?
En début d’année, non. Je fais partie d’un cercle. Et je n’ai pas pu assister aux baptêmes et à toutes les guindailles parce que la journée, le temps me manquait, et le soir j’étais trop fatiguée. Les premières semaines étaient plus difficiles. Mais à partir du moment où je me suis mis dans le rythme, tout allait mieux. J’aime bien participer aux activités étudiantes, aller boire des verres, aller au cinéma, etc., et je me donne le temps de le faire.

Conseillerais-tu ce job à d’autres étudiants ?
Oui. Avoir un job d’étudiant, ça nous apprend pleins de choses. C’est une bonne école de la vie et une expérience pour plus tard. Ca permet de se mettre en route.  

Interview réalisée par Aurélie Regout, étudiante en 1ère licence en Relations publiques et communication d'organisations

 

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